Catégorie : 2017 Mythes et Héros

Vendredi 17 novembre

09h30-10h30


Salon Dumbledore

Katia BÉGUIN

Rectrice de l’académie d’Orléans-Tours

Le prince de Condé, héros de la Fronde 

Salon Maître Yoda

vervischGilles VERVISCH

Agrégé de philosophie, enseigne dans un lycée de la région parisienne

Star-Wars, un mythe contemporain

Comme l’a dit Aristote dans sa Métaphysique : « aimer les mythes est, en quelque manière se montrer philosophe, car le mythe est composé de merveilleux.» Or, on peut considérer Star Wars comme un mythe des temps modernes, avec des répliques célèbres passées dans le langage courant, comme « le côté obscur de la Force » ou même, « Je suis ton père ». Les personnages eux-mêmes sont devenus des figures emblématiques, comme Obi-Wan Kenobi, genre de vieux sage stoïcien, Yoda, maître zen aux allures de Kermit la grenouille et surtout, Dark Vador, qui incarne le diable entré dans la pop culture.

Même si George Lucas a pu être désigné comme « le roi des dialogues en carton », Star Wars se révèle sans doute plus profond qu’on ne pourrait croire, en abordant la question du bien et du mal, bien sûr, mais aussi, le problème de la religion, de la politique ou de la liberté, sans oublier LA question essentielle posée dans le film Clerks de Kevin Smith (1994) : « Le stormtrooper moyen sait-il installer une évacuation pour WC » ? 

Salon Hercule

Damien AGUT

Docteur en égyptologie, épigraphiste, spécialiste de l’écriture démotique et de l’histoire du Ier millénaire av. J-C. ; chargé de recherches au CNRS, membre de l’UMR Arscan-HAROC (Nanterre), membre du programme Achemenet

L’Egypte des pharaons : sans les mythes  

Salon Terre du Milieu

dsc_9462Corentin CHARBONNIER

Docteur en Anthropologie, éditeur/photographe, chargé de cours à l’Université de Tours, Croix Rouge, CNAM, ITS, CHU

La construction des figures mythiques dans le metal : de Motorhead à Behemoth  

Salon Atlantide

Jean-Manuel ROUBINEAUJean-Manuel ROUBINEAU

Maître de conférences en histoire ancienne à l’université Rennes II et chargé d’enseignement à l’université libre de Bruxelles

Milon de Crotone : premier des athlètes

Lutteur d’exception, Milon rassemble, à la fin du VIe siècle av.J.-C., le plus extraordinaire des palmarès sportifs de l’histoire. Par ses succès au stade, mais aussi par ses exploits  au gymnase ou sur les champs de bataille, et par les légendes qui lui sont associées, Milon incarne et illustre l’apparition dans les cités d’une nouvelle figure sociale, l’athlète, digne héritier des héros du monde homérique.    


10h30-11h30


Salon Dumbledore

Pierre BRIANT

Professeur au collège de France

Alexandre le Grand : l’instrumentalisation d’un mythe

Salon Maître Yoda

C. Hougue photoClémentine HOUGUE

Docteure en Littérature comparée et enseignante de communication à l’IUT du Mans

Les zombies : des personnages politiques ?

Si le zombie s’affirme comme une figure marquante de la culture populaire, c’est sans doute parce que son statut de paradoxe ambulant, d’oxymore incarné – à la fois mort et vivant –, nous permet d’envisager l’effondrement du monde tel que nous le connaissons. Penser cette apocalypse, c’est en quelque sorte faire l’autopsie du monde actuel : le zombie devient alors le moyen d’interroger – voire de dénoncer – l’organisation des sociétés contemporaines et les rapports de pouvoir qui les structurent.

Dans une perspective historique, à travers les œuvres les plus marquantes du répertoire zombie, nous nous proposons d’examiner la manière dont le personnage du mort-vivant catalyse les grands événements politiques des XXe et XXIe siècles : des années 30 à nos jours, nous verrons que le zombie se constitue à la fois comme une émanation de son époque et un outil critique, en ce sens qu’il offre au spectateur un prisme exacerbant les interrogations et les crises qui traversent la société occidentale.

Salon Hercule

Photo Laureline AmalieuxLaureline AMANIEUX

Ecrivaine, réalisatrice de documentaire, ancienne prof de Lettres en collège et à la Sorbonne

Ce héros en chacun d’entre nous : la puissance des mythes    

Comment les mythes et les contes peuvent-ils nous inspirer pour donner un sens à la fois personnel et collectif à l’existence ? En comparant les mythes du monde entier, Joseph Campbell, grand professeur de mythologie et auteur de La Puissance du mythe, célèbre pour une théorie qu’il a publiée en 1949, Le héros aux mille et un visages, s’est aperçu qu’il existait un scénario commun à tous les mythes du monde entier : le scénario du voyage du héros. Laureline Amanieux qui, dans son livre Ce héros qui est en chacun de nous (éditions Albin Michel, 2011), puis dans Une Vie positive (éditions Payot, 2012) présente la vision de Joseph Campbell, décryptera les étapes de ce voyage du héros ainsi que les façons dont nous pouvons nous en inspirer dans nos cheminements personnels, en développant un héros en chacun de nous. Et enfin, elle évoquera également de quelle manière l’art, la littérature et le cinéma (la saga Star Wars a été écrite par Georges Lucas en suivant les théories de Campbell) peuvent réécrire les anciens mythes et proposer une inspiration à l’homme moderne.

Salon Terre du Milieu

photo M FaucheuxMichel FAUCHEUX

Docteur es Lettres, ancien directeur du centre des humanités de l’institut national des sciences appliquées de Lyon, maître de conférences

Du mythe de Frankenstein à la « robolution »     

Le mythe de Frankenstein est le récit fondateur d’une science en profonde révolution. Aspirant à la puissance, aimantée par ses réalisations techniques, cette science vise à réinventer le réel et non plus simplement à le transformer. Le robot, être artificiel, est l’une de ses réalisations les plus emblématiques.

Salon Atlantide

Photo Ada AckermannAda ACKERMAN

Commissaire de l’exposition (Musée d’Art et d’Histoire du judaïsme), Chargée de recherche au CNRS

Golem ! Avatars d’une légende d’argile

Être d’argile animé à l’aide de lettres sacrées, le Golem est l’un des mythes juifs les plus célèbres et l’une des figures majeures de la littérature fantastique. A partir du travail effectué pour le commissariat de l’exposition « Golem ! Avatars d’une légende d’argile », on présentera les multiples visages et significations que le Golem a pu prendre à travers les âges et les raisons pour lesquelles tant d’artistes et de créateurs, de tous horizons, n’ont cessé de s’y intéresser, jusqu’à nos jours. On insistera ainsi sur la féconde descendance du Golem qui préfigure aussi bien l’ordinateur, les superhéros, les robots ou encore les avatars numériques.


11h30-12h30


Salon Dumbledore

VincentMichelotVincent MICHELOT

Professeur des universités (Sciences Po Lyon)

Kennedy: de l’utilité d’un mythe     

 

Salon Maître Yoda

Roland LEHOUCQ

Astrophysicien au CEA-Saclay, enseignant à l’Ecole polytechnique et à l’Institut d’Etudes Politiques

Super les héros ! Physique ordinaire des super-héros    

Soulever une voiture à bout de bras, voler, devenir invisible ou s’enflammer, voilà quelques-uns des exploits routiniers des super-héros. Vous êtes-vous déjà demandé d’où ces surhommes tenaient leurs pouvoirs ? On nous raconte que ce sont des mutants (comme les X-Men), des extraterrestres (comme Superman) ou des humains « amplifiés » (comme Daredevil). Soit. Mais est-il possible d’élaborer une explication scientifique de leurs exploits ? Comment Spiderman fait-il pour grimper sur les murs et lancer sa toile ? Hulk peut-il être aussi fort qu’on le dit ? Que voit l’Homme Invisible ? Quel rapport y-a-t’il entre les 4 Fantastiques et Aristote ? En s’appuyant sur les connaissances actuelles de la physique, de la chimie et de la physiologie je montrerai les super-héros tels qu’ils devraient être constitués pour parvenir à sauver le monde. C’est-à-dire comme nous ne les avons jamais vu !    

Salon Hercule

Cédric DELAUNAY

Professeur d’Histoire-Géographie au lycée Descartes (Tours)

Mythes et légendes du Moyen-âge 

Au-delà des figures classiques de l’imaginaire médiéval, cette conférence vise à comprendre les origines et les fonctions des mythes dans la société médiévale. Nous verrons en quoi ils sont le produit complexe d’une société cosmopolite et seront férocement combattus par l’Eglise et la science moderne. Un quizz conclura de façon ludique l’intervention pour vérifier la connaissance des grands classiques du Seigneur des anneaux à Games of Thrones. 

Salon Terre du Milieu

VATIN_NicolasNicolas VATIN

Directeur de recherche au CNRS

Soliman le magnifique       

Soliman le Magnifique régna quarante-six ans sur l’Empire ottoman, de 1520 à 1566. Une pareille durée explique en partie pourquoi il est demeuré si vivant dans les mémoires et pourquoi, très vite, son époque fut considérée comme un âge d’or. Un autre élément d’explication est sans doute à chercher dans l’étendue que couvrit alors l’Empire, qui connut dans ce demi-siècle sa dernière phase d’expansion territoriale irrésistible. En présentant un rapide historique de son règne, on s’efforcera de mieux comprendre comment celui-ci s’inscrit dans son temps, notamment en Europe, mais aussi en quoi l’homme Soliman marqua son temps par sa personnalité, celle d’un homme de culture, de devoir et de fidélité, qui fut le Magnifique pour les Occidentaux et le Législateur pour les Ottomans.


12h30-13h30

Menus « Mythes et héros » au restaurant scolaire

(Réservés aux élèves et aux intervenants)


13h30-14h30


Salon Dumbledore

notabene.jpgBenjamin BRILLAUD

Réalisateur / animateur « Nota Bene »

Les inspirations historiques et littéraires de Harry Potter

 

Salon Maître Yoda

portrait-alainchatriotAlain CHATRIOT

Professeur des universités (Sciences Po)

Pierre Mendès France : un modèle en politique ?

Une image d’intégrité morale, une figure du panthéon de la gauche républicaine, mais un exercice du pouvoir de seulement quelques mois sous la IVe République et une carrière d’opposant résolu aux institutions de la Ve République. Ce tableau contrasté oblige à réfléchir sur la nature de la trajectoire de Mendès France et surtout sur la manière dont il concevait l’action politique. L’enjeu n’est pas tant ici de « mythifier » sa figure mais de comprendre comment dans un jeu d’antagonismes il a traversé la vie politique française du XXe siècle et laissé une image originale.


14h30-15h30


Salon Dumbledore

Camille PEUGNY

Maître de conférences en sociologie à l’université de Paris 8. Spécialiste de la mobilité sociale et des inégalités entre générations

L’ascenseur social : un mythe ?       

Aujourd’hui, sept enfants de cadre sur dix exercent un emploi d’encadrement. À l’inverse, sept enfants d’ouvrier sur dix occupent un emploi d’exécution. Même si la société française s’est considérablement ouverte au cours du XXe siècle, la reproduction sociale a cessé de diminuer depuis trois décennies. Le constat est sans appel : les conditions de la naissance continuent à déterminer le destin des individus. Cette situation attise la défiance envers les institutions et sape les fondements de la cohésion sociale. À l’heure où l’exigence de mobilité ne cesse d’être affirmée, il est inacceptable que le destin des individus soit figé si tôt. Il faut au contraire multiplier les occasions d’égalité, en repensant la formation initiale et en l’articulant à un dispositif universel de formation tout au long de la vie.

Salon Maître Yoda

Alain CABANTOUS

Professeur émérite de l’université Paris 1-Panthéon-Sorbonne

Noël ou les réalités d’un mythe

Salon Hercule

IMG_5697Stéphane GENÊT

Agrégé et Docteur en Histoire, Professeur d’Histoire-Géographie au lycée Choiseul (Tours)

Mata-Hari : espionne ou victime ?  

Il y a exactement 100 ans, Mata-Hari était fusillée au petit matin dans les bois de Vincennes. Celle qui était une véritable star du tout-Paris d’avant-guerre, célèbre pour ses danses exotiques finissant en strip-tease, a été reconnue d’espionnage au profit des Allemands. Mais comme souvent avec l’espionnage, la réalité est plus complexe. N’a-t-elle pas été victime d’une manipulation ? Et si c’est le cas, au profit de qui ? 

Salon Terre du Milieu

genocide martinJean-Clément MARTIN

Professeur émérite de l’université Paris 1-Panthéon-Sorbonne, ancien directeur de l’Institut d’histoire de la Révolution française

Robespierre : la fabrication d’un monstre

 


15h30-16h30


Salon Dumbledore

Patrice GUENIFFEY

Directeur d’études à l’EHESS et membre du Centre d’études sociologiques et politiques Raymond-Aron

Napoléon et De Gaulle : deux héros français

Salon Maître Yoda

Photo- S. JanniardSylvain JANNIARD

Maître de conférences en Histoire romaine (Université de Tours)

Attila, fléau de Dieu ou père des peuples ?

Dernier souverain d’un empire qui a fait trembler Rome et Constantinople, Attila doit ses légendes à l’ampleur de son audace et de ses réalisations politiques plus qu’aux destructions et aux cruautés qui lui sont attribuées. Dès le Ve siècle, dans l’hagiographie latine, il incarne le barbare impie, menace pour la chrétienté, que doit affronter tout évêque ou saint homme qui se respecte. Devenu ainsi une figure de la sauvagerie, il est convoqué dans l’imaginaire occidental chaque fois qu’il est besoin de caractériser un envahisseur oriental et cruel. Ses accomplissements politiques lui valent pourtant, dans les littératures du Moyen Âge scandinave et germanique, une toute autre image, celle d’un roi, certes violent, mais protecteur, que plus tard le Kaiser Guillaume II demande même à ses soldats d’imiter… Enfin, les dynasties royales hongroises, soucieuses d’ancrer leur nation dans l’histoire d’une Europe chrétienne, construisent le mythe d’une filiation entre Hongrois et Huns, érigeant Attila en héros de leur geste fondatrice. Ce sont les trois grands avatars de celui qui ne fut rien d’autre qu’un chef militaire et politique d’exception que la communication se propose de présenter et d’illustrer.

 

Salon Hercule

Pierre GROSSER

Professeur agrégé à Sciences Po

L’Histoire du monde se fait en Asie : Une autre vision du XXe siècle

Salon Terre du Milieu

Emmanuel BLANCHARD

Président du réseau Migreurop

Le mythe du contrôle des frontières

 

Jeudi 16 novembre

09h30-10h30


Salon Dumbledore

MilletNicolas MILLET

Agrégé de philosophie, Professeur au lycée Choiseul (Tours), Chargé de cours à l’université de Tours

Descartes, héros de la philosophie ? 

Dans ses Leçons sur l’histoire de la philosophie Hegel fait de Descartes un « héros »  – c’est son mot –, l’initiateur de la philosophie moderne. Mais qu’est-ce donc qu’un héros en philosophie ? Et pourquoi Descartes en est-il un ? Une gloire, indéniablement, mais un héros ? En quoi ? Et pourquoi une telle renommée – universelle qui plus est ? Ah oui : « Je pense, donc je suis ».

Mais qu’est-ce donc que cette formule ? Telle qu’on l’entend habituellement, est-elle si renversante qu’elle doive valoir à son auteur notre reconnaissance et un mérite éternels ? On peut en douter. Mais il faut aussi reconnaître, qu’en lieu et place du penseur véritable nous n’avons, la plupart du temps, qu’une image biaisée, déformée par le temps, effet de bien des imaginations : un mythe, donc.

Derrière le mythe, le héros ? En quoi ? Quels périls a-t-il bien pu affronter ? Et au cours de quel périple exactement ? On l’expliquera avec clarté ; et, ce faisant, on s’efforcera de tordre le cou à un certain nombre d’idées reçues – d’erreurs même – concernant la pensée de Descartes : son sens et sa grandeur pourtant bien réelle.

Mais du coup, on s’interrogera : une telle pensée fait-elle vraiment bon ménage avec l’idée d’héroïsme ? Faut-il admirer Descartes ? Ou « être cartésien », comme on dit si bien – ou si mal : sait-on vraiment ce qu’on dit par là ? – n’est-ce pas justement refuser de consentir à l’admiration – y compris de Descartes lui-même ? N’est-ce pas en fait refuser de se laisser prendre au piège de l’admiration ? Mais quel piège exactement ? Nous verrons !

Salon Maître Yoda

Photo Leo CarruthersLeo CARRUTHERS

Professeur émérite d’études médiévales anglaises (Paris-Sorbonne)

Mythes et héros dans l’oeuvre de Tolkien

La Terre du Milieu est en passe de devenir un fécond mythe moderne. Mais la mythologie de Tolkien s’appuie sur les héros et légendes du Moyen Âge, que l’auteur, professeur à Oxford, enseignait. Le poème vieil-anglais, Beowulf, avec lequel Tolkien avait un rapport très personnel, est l’une des sources importantes de sa fiction, ce que nous allons explorer.

Salon Hercule

Moi 24hLoïc GUILPAIN

Professeur de Physique-Chimie (Lycée Choiseul, Tours) et commissaire de course, Alumni Fullbright 

Les 24 heures du Mans: une course mythique

En juin dernier, soixante bolides se sont lancés à plus de 340 km/h sur le circuit de la Sarthe devant plus de 250 000 personnes, et cela dure depuis bientôt 95 ans ! Son format unique, sa partie nocturne, la diversité des véhicules présents, son tracé qui utilise une départementale mais également ses drames et ses stars font de cette course une légende pour tous les passionnés de sport automobile. Entre laboratoire technologique, plateau de cinéma et galerie d’art, les 24 heures du Mans est la course qui a le plus inspiré artistes et ingénieurs. Nous tenterons lors de cette conférence de vous faire découvrir le Mythe des 24 heures du Mans par son aspect culturel, innovant et historique. 

Salon Terre du Milieu

Julien DUVAL

Directeur de recherche CNRS, Centre européen de sociologie et de science politique, CSE-EHESS

Logo_MGEN_2015Carte blanche MGEN

Le « trou de la sécu »: un mythe ou un problème résolu ? 


10h30-11h30


Salon Dumbledore

Simon DAIREAUX

Professeur de lettres modernes (Lycée Choiseul, Tours)

L’anti-héros: un mythe littéraire

De Don Quichotte au narrateur houellebecquien, le type de l’anti-héros traverse la littérature et passe au crible de son cerveau malade les travers d’une société. Tantôt visionnaire, tantôt indifférent, fort en gueule ou falot, ce personnage aux contours multiples échappe à toute définition rigoureuse. Comment penser dès lors cette notion d’anti-héros ? En se concentrant sur les romans du XXe et du XXIe siècle, on perçoit des lignes de force évidentes, des constantes qui permettent de construire une figure, voire un mythe littéraire. Bardamu, Roquentin, Meursault et tant d’autres après eux ont en commun de refuser les valeurs d’une époque et les codes d’une société. Mais le pas de côté opéré par ces personnages ne doit pas seulement être lu comme le signe d’un manque ou d’un défaut, il donne à voir une singularité, l’empreinte d’un style à part entière. Classer tous ces personnages dans la catégorie des anti-héros nous fait perdre de vue leur dimension proprement poétique. Aussi, plutôt que de constater l’incapacité de tels personnages, tâchons d’apprécier à sa juste mesure la puissance du décalage qu’ils opèrent avec le monde.   

Salon Maître Yoda

Jérémie BRÜCKER

Agrégé d’Histoire, Professeur au lycée Choiseul (Tours)

Le bleu de travail, une tenue mythique ?

 

Salon Hercule

Louis D’ORAZIO

Agrégé de Lettres, Enseignant et formateur honoraire en cinéma-audiovisuel. Organisateur du festival « Viva il cinema »

Le cinéma italien: un cinéma mythique

Qualifier le cinéma italien de mythique traduit à la fois la fascination, l’attraction que tout cinéphile éprouve à son égard, mais aussi une incapacité à l’appréhender dans sa globalité et son actualité. Notre imaginaire s’est nourri des oeuvres de Rossellini, Visconti, De Sica, Fellini, Pasolini, Antonioni pour ne citer qu’eux ; le public cinéphile en garde une image forte qui cautionne souvent  son indifférence à l’égard de la jeune génération de cinéastes. Pourtant le cinéma italien a toujours été, et est toujours étranger à toute représentation enchantée de la réalité. Tout le paradoxe est là. C’est pourquoi il convient, avec le recul nécessaire de comprendre ce cinéma dans toute sa diversité, à travers la violence de ses contrastes et les crises qu’il a affrontées.


11h30-12h30


Salon Dumbledore

dlecorgneDominique LECORGNE

Professeur de Physique-Chimie en classes préparatoires (Lycée Dautet, La Rochelle)

La mythologie dans la symphonie des éléments du tableau périodique

Le célèbre neurologue et écrivain britannique Oliver Sacks affirme dans le New-York Times du 18 avril 1999 que le tableau périodique des éléments chimiques est « la meilleure invention du millénaire ». Depuis un an désormais, quatre derniers éléments ont rejoint le tableau, complétant totalement sa septième période. La conférence vous contera l’histoire de ce tableau, et l’occasion sera belle d’y croiser, parmi tous les éléments, ceux qui doivent leur nom aux grands héros de la mythologie greco-romaine ou encore scandinave…  

 

Salon Maître Yoda

David LEBRETON

Professeur de philosophie

La sagesse de Yoda: un mythe contemporain, une vertu antique

 

Salon Hercule

Christian INGRAO

Directeur de recherche au CNRS

Le mythe de l’Est chez les nazis

 

Salon Terre du Milieu

LaurentTrioletLaurent TRIOLET

Agrégé de Sciences Naturelles, Professeur au lycée Choiseul (Tours), www.mondesouterrain.fr 

Les souterrains: du fantasme à la réalité

Ils sont si nombreux dans nos campagnes que chacun ou presque connaît un souterrain, beaucoup ont même une histoire à raconter ou un témoignage à livrer à propos de ces cavités. Les souterrains excitent indéniablement la curiosité, et pourtant bien peu s’y sont réellement aventurés. Qu’y a-t-il derrière le rideau noir qui semble fermer l’entrée de chaque souterrain ?   

A l’écoute des récits, nous commencerons notre enquête au sommet d’un volcan islandais avant de questionner les habitants des campagnes françaises. Puis nous passerons de l’autre côté du rideau noir, à la découverte des souterrains de l’ouest de la France.

 

Salon Atlantide

Laurent VEYSSIERE 005 (2)Laurent VEYSSIÈRE

Conservateur général du patrimoine, Directeur général adjoint de la Mission du Centenaire de la Première Guerre Mondiale

La bataille de Vimy (9-12 avril 1917), acte fondateur du Canada moderne ?

Cette année ont été célébrés par le Canada le centenaire de la bataille de Vimy et les 150 ans de la Confédération canadienne. Une manière d’affirmer que la nation canadienne est née d’un choix politique en 1867 et, plus encore, par le sang versé lors des combats de Vimy en 1917. Pourquoi, dès l’immédiat après-guerre, le gouvernement d’Ottawa choisit-il de fonder sa politique mémorielle sur Vimy, au risque d’effacer les autres hauts faits d’armes du corps expéditionnaire canadien ?

 


Menus « Mythes et Héros » au restaurant scolaire
(réservés aux élèves et intervenants)

13h30-14h30


Salon Dumbledore

photo Sonia DarthouSonia DARTHOU

Maître de conférences à l’Université d’Evry Val d’Essonne

Les dieux de l’Olympe: les mythes dans la Cité

Les dieux grecs ne sont pas des figures abstraites mais des puissances qui protègent les hommes et les femmes des cités de leur naissance à leur mort. Ils font croître le grain, apportent la victoire, protègent le mariage ou défendent les murailles. Mais surtout, leurs mythes sont comme des miroirs qui nous permettent de mieux comprendre les cités et leurs valeurs : le destin des hommes, la place des femmes, la puissance du désir, le goût de la compétition ou la vertu guerrière.

 

Salon Maître Yoda

Dominique KalifaDominique KALIFA

Professeur d’Histoire contemporaine (Paris I Panthéon-Sorbonne), Membre de l’Institut universitaire de France

Fantômas, mythe du XXe siècle

La culture populaire des XIXe et XXe siècle a donné naissance à de nombreux personnages dont la vie posthume a très largement dépassé les intentions de leurs créateurs et transcendé leur fonction initiale. Rocambole, Sherlock Holmes, ou Tarzan sont de ceux-là. Tous ces personnages ont survécu à leurs auteurs, ils ont franchi les frontières, suscité des reprises, des adaptations, des vocations. Ils sont cependant demeurés cantonnés dans leur sphère initiale, celle du divertissement et des industries culturelles. Le cas de Fantômas (1911-1913) est différent, et presque exceptionnel. Car s’il s’est évidemment imposé au cœur de la culture de masse, il a d’emblée essaimé hors de son milieu d’origine, conquis les avant-gardes culturelles jusqu’à devenir une des icônes majeures des grands mouvements du siècle (cubistes, surréalistes, post-surréalistes, pataphysiciens, oulipiens, situationnistes, etc.). Il existe un « mythe » Fantômas, au sens fort du terme, à savoir un récit de « fondation » porteur de représentations où la fiction et le fabuleux s’imposent au-delà de l’histoire et dessinent une sorte d’épopée moderne, celles des origines du XXe siècle.

 

Salon Hercule

Jean-Vincent HOLEINDRE

Professeur de Science Politique à Paris II Panthéon-Assas, Directeur scientifique de l’Institut de recherche stratégique de l’Ecole militaire (IRSEM)

Lire Homère pour penser la guerre

 

Salon Terre du Milieu

Jean-Pierre BOIS

Professeur émérite de l’Université de Nantes, Président de l’Académie des Sciences, Lettres et Arts d’Angers

Mathusalem et les autres: le mythe des très grandes longévités

 


14h30-15h30


Salon Dumbledore

Vincent AZOULAY

Professeur d’Histoire ancienne (Université Paris-Est Marne la Vallée)

Thésée, un héros athénien

 

Salon Maître Yoda

Photo Cédric CecchinelCédric CECCHINEL

Professeur de mathématiques (Lycée Rotrou, Dreux)

Derrière le masque: histoire des super-héros et de leurs créateurs

Résumé chronologique de l’industrie du comics et des super héros du point de vue de leurs créateurs et de leurs éditeurs. On expliquera par exemple le rapport entre la mafia et la raison pour laquelle Superman est devenu le super-héros le plus connu des Etats-Unis.

 

Salon Hercule

photo_william_blancWilliam BLANC

Historien, Membre de la rédaction du magazine Histoire et images médiévales

Le Roi Arthur: un mythe contemporain. Des comics à Kaamelott

Inventée au Moyen Âge, la légende arthurienne a longtemps été l’apanage des nobles et des souverains qui s’en servaient comme modèle ou comme justification de leurs conquêtes. En grande partie ignorée aux XVIIe et XVIIIe siècles, elle fait un retour fracassant sur le devant de la scène en Angleterre au début de la révolution industrielle. Mais c’est surtout grâce à la culture populaire américaine que se diffuse le mythe de la Table ronde : cinéma, romans illustrés, musiques rock et folk, bande dessinée (notamment les super-héros), et plus récemment jeux de rôles et jeux vidéo. Ces médias donnent un sens nouveau à la geste arthurienne. On a vu ainsi apparaître des Arthur anticolonialistes, des Lancelot en lutte contre le communisme, des Merlin écologistes, des Morgane féministes. La légende de Camelot, ici décryptée de façon savante et passionnée, semble en passe de devenir l’un des premiers mythes mondialisés, traversant les continents et les cultures pour mieux questionner les peurs et les espoirs des sociétés contemporaines.

 

Salon Terre du Milieu

FRANCOIS photo (1)François LACORE

Professeur de Lettres classiques, Poète

Le grand Meaulnes, mythe moderne ? Alain-Fournier et ses héros

Dans une lettre envoyée de Rochefort le 2 mai 1913, Alain-Fournier écrit à son beau-frère Jacques Rivière : « Je ne demande ni prix, ni argent, mais je voudrais que Le Grand Meaulnes fût lu. » Bien que favori du Prix Goncourt, cette année-là, il n’en fut pas lauréat, mais son vœu a été par ailleurs exaucé, puisque Le Grand Meaulnes figure parmi les œuvres littéraires les plus célèbres du XXème siècle. 104 ans après sa publication, sa magie opère encore auprès de nombreux lecteurs. Ancré certes dans une époque et nourri de références culturelles antérieures, le mythe meaulnien ne se démode pas et tous les héros de cette œuvre unique nous livrent le portrait attachant et complexe de l’auteur.


15h30-16h30


Salon Maître Yoda

Laurent VISSIÈRE

Maître de conférences en histoire médiévale (Université Paris IV-Sorbonne)

Bayard, le chevalier sans peur et sans reproches

 

Salon Hercule

Xavier FOURNIER

Journaliste, écrivain, scénariste et conférencier français, principalement spécialisé dans le domaine de la bande-dessinée américaine

Wonder-Woman: une superhéroïne féministe ?

 

Salon Terre du Milieu

Noël MAUBERRET

Professeur agrégé, Docteur en lettres, Président de l’Association des Amis de Jack London

Jack London

 

 

Le programme 2017

Pour une meilleure lisibilité, cliquez sur les images pour les agrandir.

 

 

 

Et pour télécharger le programme en PDF, c’est ici: CHOISEUL_programme2017_impression

 

Edition 2017 – 5ème saison

Le programme, c’est ici

Pour la conférence inaugurale, le mercredi 15 novembre, c’est ici

Pour le programme détaillé du jeudi 16 novembre (avec parfois les résumés et photos des intervenants), c’est ici

Et pour celui du vendredi 17 novembre (toujours avec parfois des résumés et photos des intervenants), c’est

Jeudi 17 novembre


09h30-10h30


Salon Ulysse

Nicolas MILLET

MilletAgrégé de Philosophie, Professeur au lycée Choiseul (Tours), Chargé de cours à l’université de Tours


Joë Bousquet, poète immobile, ou l’itinéraire passionné d’une blessure

Le 27 mai 1918, Joë Bousquet a tout juste 21 ans. Engagé volontaire dans un corps d’infanterie depuis 1916, il est maintenant Lieutenant. Il doit faire face à l’offensive allemande de grande envergure qui a lieu dans l’Aisne. Au cours du combat, particulièrement violent et déséquilibré, il reçoit une balle qui l’atteint en pleine poitrine. Il est durant les semaines qui suivent « comme un cadavre » : « le corps comme un mouchoir, n’ayant plus que ce souffle sur les lèvres venu de poumons quatre fois troués. » Mais il survit –paralysé.  

Le  8 août 1937, à bientôt 41 ans, soit quasiment 20 après, il écrit à celle qu’il aime alors et nomme bellement Poisson d’Or : « Sachez que je vois enfin ma blessure comme le plus grand bienfait de ma vie. » Comment est-ce possible ? Lui, qui n’a plus quitté sa chambre depuis 1924 – sauf à de très rares occasion, et au début seulement – et qui y restera alité sans discontinuer jusqu’à sa mort en 1950 – comment peut-il se dire, aussi facilement, reconnaissant et heureux de ce qui l’a rendu immobile ? La vie ne tient-elle pas depuis toujours dans la mobilité – et même l’auto-mobilité (Aristote) ? Serait-il alors tout simplement en train de mentir ? Et de se mentir à soi-même pour mieux supporter l’insupportable ?

Pourtant « faîtes attention à ceci : un blessé, un malade, un infirme, il est reposant pour l’esprit de le définir comme malheureux. L’idée de son bonheur est insupportable à une conscience normale. Le secret de sa joie ne peut être que dangereux. » Un tel bonheur dérange. Aurions-nous peur ? Mais de quoi ? De découvrir que la vie diminuée n’est pas celle qu’on croit ? Que quelque chose nous manque ? Quel est alors le secret de cette joie ? Ce secret et cette joie que nous ne posséderions pas… Faut-il être poète pour les connaître ? Ou philosophe : stoïcien ?

En somme : qu’est-ce que l’immobilité et la blessure ont donc appris à Bousquet sur la vie et que nous devrions savoir pour vivre mieux ?

(Pour les citations de Bousquet : Lettres à Poissons d’Or, Gallimard, Coll.  L’Imaginaire, pp. 86, 34 et 47.)


Salon Ulysse

Alain GOUDEAU

Professeur des Universités Praticien hospitalier

Virus émergents: la réalité et les fantasmes


Salon Marco Polo

Jean-vincent BRISSET

Jean-Vincent BrissetDirecteur de recherches à l’IRIS, spécialiste des questions de sécurité en Asie

La Chine et ses frontières maritimes: vers une extension de son territoire ?

La Chine a une vision très particulière des frontières et des traités, qui l’amène à pouvoir reconsidérer l’existant en fonction de l’évolution des rapports de force. Son succès économique, ses réussites de prestige récentes, la montée en puissance de ses forces militaires nourrissent aujourd’hui des visées expansionnistes qui se traduisent par une volonté d’exercer sa souveraineté sur de vastes espaces maritimes où d’autres pays estiment avoir aussi des droits. Cela conduit à une modification des rapports stratégiques dans la zone et pourrait provoquer des conflits dont l’ampleur est imprévisible.


Salon Bougainville

Franck MICHEL

Anthropologue, cofondateur de « La croisée des routes », www.croiseedesroutes.com franck-michel-patagonie

Routes, déroutes et détours: éloge de l’autonomadie

 Cette rencontre évoquera le voyage dans toutes ses composantes, du VRP au SDF, du touriste de luxe au réfugié politique, en passant par toute la gamme de nomades, anciens et nouveaux, traditionnels et modernes. L’utopie d’un autre monde et l’esprit du voyage se retrouvent au détour des routes et même des déroutes. L’autonomadie – contraction de nomadisme et autonomie – est au coeur de cette réflexion (un terme notamment explicité dans trois de mes ouvrages: « routes, éloge de l’autonomadie, 2009 », « éloge du voyage désorganisé, 2012 » et « du voyage et des hommes, 2013 »). La conférence s’appuiera, à l’aide de photos et d’anecdotes, sur les divers « terrains » anthropologiques de Franck Michel, comprenant notamment l’Asie du Sud-Est – l’auteur résidant souvent en Indonésie – et dans une moindre mesure l’Amérique du Sud.

 


 10h30-11h30


 Salon Magellan

Marc-André SELOSSE

Professeur du Muséum national d’Histoire naturelle, Professeur invité aux Universités de Gdansk (Pologne) & Viçosa (Brésil)

La symbiose : des gènes voyageurs ?


 Salon Marco Polo

Sylvie LE CLECH

sylvie-le-clech-paysage-c-elisa-habererDirectrice DRAC Région Centre-Val de Loire

Elites de la Renaissance française, à la cour des Valois: entre hôtels urbains et châteaux campagnards

Les élites de la cour des souverains Valois à la Renaissance sont connues pour leur fort engagement auprès du souverain ce qui leur vaut fortunes ou disgrâces retentissantes. Elles le suivent dans ses déplacements et, attachées à son service, adoptent un mode de vie particulier très itinérant : l’hiver en ville l’été aux champs et en voyage avec la cour. On ne peut comprendre les châteaux de la Loire, leurs décors et mobiliers que si l’on se replace dans les modes de vie d’une noblesse qui par le service du roi accède à la notoriété et crée de nouvelles habitudes sociales fondées sur une conception de la Mobilité La Mobilité dans ce cas précis sert de stratégie de prestige et une vie culturelle intense. Bouger c’est rester éveillé, à l’affût des modes courants et tendances. Bouger au service du roi, c’est affirmer son désir d’ascension sociale à travers des conduites qui mettent en avant la vivacité mais aussi l’abnégation et la résistance physique et mentale.

 


Salon Alexandra David-Neel

Emmanuelle TIXIER DU MESNIL

Maîtresse de conférences, université Paris-Ouest Nanterre-La Défense, histoire médiévale – Centre d’histoire sociale et culturelle de l’Occident (XIIIe-XVIIe siècles) (CHiSCO)

Géographes et voyageurs en terre d’Islam au Moyen-âge

Si dans l’Antiquité la géographie est grecque, au Moyen Âge, elle est arabe. L’empire islamique, à cheval sur trois continents, domine un immense espace qui touche aux limites du monde, du grand océan environnant qui borde al-Andalus à l’Ouest, jusqu’aux murailles de Gog et Magog à l’Est. C’est ce territoire de l’Islam que décrivent les géographes et que parcourent les voyageurs, du IXe siècle, alors que naît à Bagdad la science de la description des pays héritée de la Grèce, jusqu’au XIVe siècle et l’immense périple d’Ibn Battuta qui l’emmène au sultanat de Delhi, à la richesse proverbiale, là où des souverains turcs parlant le persan règnent sur des Indiens, en passant par la carte du monde dressée par le géographe al-Idrîsî au XIIe siècle pour le roi normand de Sicile Roger II.


 11h30-12h30


Salon Ulysse

Alice NEUBURGER

Agrégée de lettres classiques, chargé de cours à l’université de Tours, professeur au lycée Choiseul (Tours)

Les routes d’Ulysse


Salon Magellan

 Magaly CARAVANIER et Bénédicte MONTIGNY

Maîtresses de conférences en Chimie à l’Université de Tours

Nouvelles technologies, nouvelles énergies pour les véhicules

 Le déclin prévisible des énergies fossiles et la lutte contre l’effet de serre sont des défis incontournables, qui vont nécessiter la mise en œuvre d’importants développements technologiques. Le stockage et la conversion de l’énergie, confirmés lors du Grenelle de l’Environnement, en seront une composante essentielle. L’enjeu majeur de ce 21ème siècle est de proposer des alternatives viables économiquement, qui sont garantes de l’écologie et des performances visées. La Chimie est prête à relever ce défi !La mise au point des systèmes de stockage ou de conversion de l’énergie constitue un problème à entrées multiples alliant les sciences des matériaux, l’électrochimie, les performances sans oublier le design de ces dispositifs. Nous verrons comment la chimie se met au service des différentes technologies d’avenir telles que les piles à combustibles, le photovoltaïque, les supercondensateurs et les batteries.

Salon Marco Polo

Thomas GANGNEUX

Agrégé d’histoire-géographie, Professeur en classes préparatoires (Lycée Descartes, Tours)

La diaspora chinoise


Salon Bougainville

Tangi VILLERBU

Maître de conférences en histoire contemporaine à l’Université de La Rochelle, CRHIA (EA 1163)

La conquête de l’Ouest et la fondation de l’Amérique


13h30-14h30


Salon Ulysse

Mickaël NICHANIAN

Ancien élève de l’École normale supérieure et docteur en Histoire, conservateur à la Bibliothèque nationale de France

Le génocide arménien et la naissance de la Turquie moderne

Lancée au coeur de la Première Guerre mondiale, la destruction des populations non-musulmanes d’Anatolie, arméniennes, grecques et assyro-chaldéennes, s’est inscrite au cœur d’un vaste programme de « turquification » à marches forcées de l’Anatolie. De fait, si l’empire ottoman comptait encore près de 4 millions de non-musulmans en 1914, la Turquie kémaliste de 1923 n’en comptait plus que 300 000, principalement concentrés à Istanbul.

Après l’arrestation et la déportation des principales personnalités arméniennes de Constantinople le 24 avril 1915, la déportation et l’extermination des Arméniens d’Anatolie, ainsi que l’appropriation de leurs biens, furent immédiatement suivies de l’installation de réfugiés musulmans. Ces deux processus poursuivaient un même but : « fabriquer » de manière volontariste et par la force une nation turque homogène et moderne sur le modèle des nations européennes.

Longtemps considérée comme un « détail » de l’histoire de la Première Guerre mondiale, l’étude du génocide des Arméniens a conquis, depuis quinze ans, une place nouvelle dans l’historiographie, notamment du fait de l’intérêt nouveau d’historiens turcologues pour cette question, ainsi que par le biais de l’étude de la complicité allemande dans la réalisation de ce processus génocidaire entre 1915 et 1918.

Il est nécessaire aujourd’hui, cent ans après les faits, revenir sur ce premier génocide du XXe siècle, commis par les Jeunes-Turcs, car l’analyse de ses mécanismes demeure une nécessité pour prévenir leur répétition. De fait, la grande leçon du génocide des Tutsis du Rwanda est ainsi que l’étude du génocide des Arméniens d’Anatolie et des juifs d’Europe n’a pas encore permis de favoriser la compréhension ni la prévention de phénomènes génocidaires similaires par les autorités internationales, et notamment françaises, à une époque aussi récente que 1994.


Salon Magellan

Olivier CLOCHARD

Géographe et chargé de recherche au CNRS (Migrinter, université de Poitiers), membre de Migreurop

Migrations en Méditerranée: circulations et enjeux frontaliers


Salon Bougainville

Corentin CHARBONNIER

Docteur en Anthropologie, Chargé de recherche LERFAS, Chargé de cours à l’Université de Tours, Croix Rouge, CNAM, ITS, CHUdsc_9462

Le festival Hellfest, lieu de pèlerinage et enjeu de mobilité du public « métal »

Que représente le Hellfest pour la communauté metal? Au delà de son évolution depuis sa création, il interroge les relations qu’il favorise entre festivaliers, entre festivaliers et artistes et questionne de par son rôle en tant que lieu permettant à une communauté sans ancrage géographique de se rassembler. Le Hellfest permet dans la vie de chaque metalhead une pause dans un espace particulier, durant un temps délimité, offrant à chacun, la possibilité d’affirmer ou de réaffirmer son identité à travers différents rituels. Il est ainsi devenu le pèlerinage de la communauté metal tout entière.


Salon Alexandra David-Neel

Christian DESTREMAU

Historien, spécialiste des questions d’espionnage et du Moyen-Orient

Lawrence d’Arabie


14h30-15h30


Salon Ulysse

Paul DIETSCHY

Professeur d’histoire contemporaine (Université de Franche-Comté)

Le football: une autre histoire de la mondialisation


Salon Magellan

Manon GALLAND

MGChercheuse associée au Muséum national d’Histoire Naturelle, post- doctorante à l’University College Dublin

Homo-Sapiens : la longue migration

Les fossiles d’Homo sapiens les plus anciens ont été retrouvés en Afrique il y a près de 200 000 ans. Ces premiers hommes modernes se sont dispersés dans l’Ancien Monde jusqu’aux terres d’Australie, puis plus tardivement dans les Amériques et enfin aux îles reculées du Pacifique. Qui étaient-ils ? Comment s’est déroulée cette expansion : ont-ils évolué de manière convergente dans différentes parties du monde ou sont-ils tous issus d’une unique vague de migration hors d’Afrique ? Quelles interactions ont-ils eues avec les autres espèces d’hominidés ? Cette conférence tentera de répondre à ces questions et illustrera ce que nous apprend cette longue migration sur notre espèce et son évolution.


Salon Marco Polo

William BLANC

Historien, Membre de la rédaction du Magazine « Histoire et Images Médiévales »

Charles Martel et la bataille de Poitiers. Histoire et investissement mémoriels

Les mémoires contemporaines associent immanquablement Charles Martel et sa victoire de Poitiers en 732. Mais que s’est-il passé durant cet affrontement ? A-t-il été, comme d’aucuns le prétendent aujourd’hui, un choc de civilisation ? Et quels ont été les échos de cette bataille à travers les âges ? Voilà quelques questions auxquelles nous tenterons de répondre durant notre intervention.


Salon Bougainville

Yves ROMAN

y-romanProfesseur émérite d’histoire ancienne à l’université Lumière-Lyon II

Le monde romain, des mobilités dans un monde immobile

L’immobilité constitue indiscutablement l’une des caractéristiques de Rome. Mieux même, elle fut une force essentielle dans la conquête du monde. C’est immuable, en effet, que devait être la relation avec le divin, cette immutabilité étant garante de la relation avec le divin, lui-même garant de la promesse de domination du monde. Immuables devaient être les institutions d’une république aristocratique, aux combats politiques féroces réglés par des pratiques pluriséculaires. Immobile devait également être la société, cela était la rançon du bon ordre sociopolitique.

Et pourtant… la mobilité ne fut jamais absente à Rome. C’était d’abord la mobilité militaire, l’un des exemples les plus fameux étant le déplacement, sous Vespasien, d’une partie d’une légion du territoire de la Bulgarie d’aujourd’hui jusque dans les plaines de la Saône, très exactement chez les Lingons qui s’agitaient. C’était aussi la mobilité de commerçants qui, par des intermédiaires, finirent par envoyer des émissaires jusqu’en Chine. C’était aussi la mobilité du système politique qui passa de la République au Principat, que nous appelons improprement Empire.

Malgré toutes les affirmations ou les dénégations, une société immobile ne constitue pas un concept opératoire pour la Rome antique. Voilà de quoi alimenter le débat entre Claude Lévi-Strauss, qui croyait à l’existence de sociétés « froides », donc immobiles, et de sociétés « chaudes » mobiles par essence, et Georges Balandier qui n’y crut jamais et contesta une position qu’il jugeait trop dogmatique.


Salon Alexandra David-Neel

Thomas TANASE

Agrégé et Docteur en Histoirecapture-decran-2016-10-16-a-17-59-23resized

Dans l’empire mongol: le voyage du frère franciscain Jean de Plancarpin à la cour du grand Khan (1245-1247)

Tout le monde croît connaître les Mongols, l’image même de guerriers impitoyables, rasant tout sur leur passage. Ils surent pourtant construire un immense empire, premier véritable phénomène mondial de l’histoire, que l’on peut aujourd’hui redécouvrir à travers le récit du franciscain Jean de Plancarpin, ambassadeur du pape auprès du grand-khan Güyük, petit-fils de Gengis Khan. Plus encore, on pourra également saisir à travers la rencontre de l’envoyé du pape et du grand-khan comment c’était aussi l’histoire du monde qui était en train de se jouer, à l’heure de la découverte de l’Asie par les Occidentaux et du basculement depuis les grands-empires mondes eurasiatiques vers la pointe la plus éloignée de cette masse continentale, l’Europe.


15h30-16h30


Salon Marco Polo

Lucas DELATTRE

Chargé des enseignements liés à la communication et aux médias à l’Institut Français de la Mode

Comment le numérique a bouleversé l’information


Salon Bougainville

Olivier WIEVIORKA

Professeur à l’Ecole Normale Supérieure de Cachan et membre senior de l’Institut universitaire de France

La résistance française, nouveaux enjeux, nouvelles approches


Salon Alexandra David-Neel

Grégory WALLERICK

Docteur en histoire moderne, CRHIA-Université de Nantes

Les Indiens face à l’arrivée des Espagnols au XVIe siècle


15h30-17h


Salon Magellan

CONFÉRENCE À DEUX VOIX : Mafia et corruption.

Fabrice RIZZOLI

Docteur en Science politique à l’Université de Paris I (Panthéon- Sorbonne), auteur de « La mafia de A à Z« , président de Crim’Halt https://crimhalt.org/ 

Les mafias italiennes: une force transnationale ? 

& MARIO VAUDANO

logo_comitesPrésident du Comité des Italiens à l’Etranger de Paris (COM.IT.ES), juge d’instruction à Turin et Procureur spécialisé dans la lutte contre la corruption et le crime organisé ; ancien agent OLAF (Office européen de lutte antifraude), 

Le combat contre la corruption et le crime organisé en Italie et en France des années 50 à nos jours. Différences et similitudes.


 Salon Ulysse

Jean-Louis GARCIA

Président national de l’APAJH

CARTE BLANCHE MGEN

La loi handicap: plus de 10 ans après, quels bilans ? 

Conférence traduite en Langue des Signes française