Catégorie : 2013 Les Femmes

Les femmes dans les sociétés coloniales

VENDREDI 22 NOVEMBRE – 11h30 – 12h30  

SALON OLYMPE DE GOUGES (foyer des internes)

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LES FEMMES DANS LES SOCIÉTÉS COLONIALES
  • Indication programme : Histoire, CAPES – Agrégation 2014
  • Résumé : à venir
  • Podcast culture_fabrique_histoirePodcast de La fabrique de l’Histoire du 20.01.2012 (de 54 mn) avec Pascale Barthélémy et Jennifer Boittin, à propos du colloque international «Femmes et genre en contexte colonial XIXe-XXe siècle» du 19-21 janvier 2012 au Centre d’histoire de Sciences Po – 56 rue Jacob – 75006 Paris
  • Publication en lien avec la conférence :

Barthélémy

« Expansion européenne et sociétés coloniales : la part des femmes », in Dermenjian, Geneviève, Jami, Irène, Rouquier Annie et Thébaud, Françoise (dir.), LA PLACE DES FEMMES DANS L’HISTOIRE. UNE HISTOIRE MIXTE. Belin, 415p., 2010, 30,45 euros.

Femmes et sociétés dans l’Orient Antique

VENDREDI 22 NOVEMBRE – 11h30 – 12h30  

SALON ÉMILIE DU CHÂTELET (E106)

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FEMMES ET SOCIÉTÉS DANS L'ORIENT ANTIQUE
  • Indication programme : Histoire
  • Résumé : Pour écrire l’histoire des femmes dans le Proche-Orient ancien, les historiens disposent de sources abondantes : des centaines de milliers de tablettes d’argile inscrites, produites à partir du IVe millénaire avant J.-C., sont parvenues jusqu’à nous. Les recueils de lois réglementent le mariage, les délits sexuels, les professions masculines ou féminines. Les archives des palais offrent des aperçus sur la condition des dames de haut rang ou sur la main d’oeuvre servile. Les archives privées témoignent de l’implication des femmes dans la vie familiale et l’économie. Les femmes de Mésopotamie ne sont donc, pour les historiens, ni inconnues ni invisibles. Si, comme partout, les hommes sont en position dominante, les sources témoignent des capacités économiques et juridiques des femmes, variables selon les temps et les lieux. Loin des clichés orientalistes, on y découvre des poétesses et des scribes, des maîtresses de maison énergiques, des femmes d’affaires parfois sans pitié… et même des filles auxquelles leur père confère, par écrit, un genre masculin, pour leur donner les mêmes prérogatives qu’aux hommes.
  • Publication en lien avec la conférence :

Lion

FEMMES, CULTURES ET SOCIÉTÉS DANS LES CIVILISATIONS MÉDITERRANÉENNES ET PROCHE-ORIENTALES DE L’ANTIQUITÉ, de F. Briquel-Chatonnet, S. Farès, B. Lion et C. Michel (dir.). Topoi, supplément 10, De Boccard Édition-Diffusion, 332 p., 2009, 30 euros.

Le pouvoir des reines mérovingiennes (Ve-VIIIe siècle)

VENDREDI 22 NOVEMBRE – 11h30 – 12h30  

SALON ALIÉNOR D’AQUITAINE (B017)

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LE POUVOIR DES REINES MÉROVINGIENNES
  • Indication programme : Histoire
  • Résumé : Entre le Ve et le VIIIe siècle, plusieurs souveraines ont dirigé de vastes royaumes en s’appuyant sur le droit ou sur la force, mais surtout en utilisant les ressources des réseaux et de l’idéologie. La mieux connue de ces grandes reines barbares est la mérovingienne Brunehaut (540-613), mais elle ne constitue pas un cas isolé. Au regard des documents conservés, qu’elles étaient les stratégies de pouvoir d’une femme en un temps de recomposition de l’espace européen ?
  • Podcast culture_fabrique_histoirePodcast des Lundis de l’Histoire du 13.05.2013 (de 58 mn) A propos des deux premiers numéros de la nouvelle collection, Une histoire personnelle de la France, PUF (mars 2013), sous la direction de Claude Gauvard : n°1 : Des Gaulois aux Carolingiens, de Bruno Dumézil et n°2 : Le temps des Capétiens, de Claude Gauvard.
  • Publication en lien avec la conférence :

Dumezil

LA REINE BRUNEHAUT, de Bruno Dumezil. Fayard, 559 p., 2008, 29,50 euros.

Ces femmes qui ont fait l’Europe

VENDREDI 22 NOVEMBRE – 11h30 – 12h30  

SALON MADAME DE POMPADOUR (F01)

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CES FEMMES QUI ONT FAIT L'EUROPE
  • Indication programme : Histoire, ECJS
  • Résumé : à venir
  • Publication en lien avec la conférence :
Denechere
CES FRANÇAISES QUI ONT FAIT L’EUROPE, de Yves Denechere. Audibert Louis, 287 p., 2007, 21,30 euros.

 

Les femmes dans la seconde guerre mondiale

VENDREDI 22 NOVEMBRE – 10h30 – 11h30  

SALON MADAME DE POMPADOUR (F01)

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LES FEMMES DANS LA SECONDE GUERRE MONDIALE
  • Indication programme : Histoire
  • Résumé : à venir
  • Publication en lien avec la conférence :
Rouquet
SEXE, GENRE ET GUERRES ; FRANCE 1914-1945, de Luc Capdevila, François Rouquet, Fabrice Virgili, Danièle Voldman. Payot, 382 p., 2010, 10,64 euros.
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Les espionnes dans l’Histoire : mythes et réalités

VENDREDI 22 NOVEMBRE – 10h30 – 11h30  

SALON OLYMPE DE GOUGES (foyer des internes)

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LES ESPIONNES DANS L'HISTOIRE : MYTHES ET RÉALITÉS
  • Indication programme : Histoire
  • Résumé : Mata Hari ou Milady de Winter sont des noms qui viennent tout de suite en tête quand on parle d’espionnes. On les imagine intrigantes, séductrices, terriblement efficaces. Toutefois, cette image est largement romanesque. S’il a bien existé des espionnes qui ont pu jouer un rôle important (notamment pendant les deux guerres mondiales), elles ont aussi suscité des mythes et alimenté des fantasmes. Il faut donc retrouver la réalité historique des espionnes.
  • Publication en lien avec la conférence :

Geneêt

LES ESPIONS DES LUMIÈRES, de Stéphane Genêt. Nouveau Monde, 440 p., 2013, 36,00 euros.

  • Compte-rendu de l’intervention :

Résumé et fil conducteur de la conférence de Stéphane Genêt : «Les espionnes dans l’histoire : mythe et réalité.» 

Après une entrée en matière très sexy à travers des clichés d’espionnes réelles ou fictives, M. Genêt nous expose tout le paradoxe d’envisager pour une femme une carrière d’espionne alors que celles-ci disposent dans l’inconscient collectif de qualités tout à fait antinomiques avec celles d’un bon espion. En effet, tant Guitry que La Fontaine font état de l’incapacité d’une femme à garder un secret. On ne nomme que ce que l’on conçoit et de fait, le mot même d’espionne ne paraît dans le dictionnaire qu’au XVIIIe siècle alors que son homologue masculin y figure déjà au XIIIe. Quid de l’espionnage au féminin, mythe ou réalité ?

Objectivement, un bon espion se doit d’être intelligent, bien présenter, parler des langues étrangères, disposer d’une aisance financière (afin de n’être pas facilement soudoyé), être en bonne santé, être dynamique, moral, fidèle, loyal… Comment dans ces conditions une femme, qui n’accédait que très sommairement à l’éducation et était vite fatiguée et usée par de trop nombreuses grossesses, aurait-elle pu endosser le rôle d’agent secret ? Il faut avoir conscience qu’en occident la condition féminine a pendant des siècles été bien éloignée de celle que l’on connaît à l’heure actuelle. Si l’on se réfère à La méchanceté des filles – titre ô combien significatif ! – , livre très populaire paru en 1736 et largement diffusé, les filles sont qualifiées de «libertines, oisives, effrontées, perfides, capables de trahison, imaginatives, bavardes, susceptibles d’avoir de mauvaises fréquentations, inexpérimentées dans le domaine militaire, peu éduquées…». C’est là un panel non exhaustif des défauts inhérents aux femmes. Comment dans ces conditions peut-on envisager qu’une femme puisse être une bonne espionne, y en a -t-il vraiment eu ?

Les archives sont peu loquaces à ce sujet mais il faut se rendre à l’évidence : les charmes féminins n’ont que peu été exploités pour faire parler l’ennemi avant le XXe siècle. Seule Léotardie, maîtresse du gouverneur de Saorge, ville fortifiée du Piémont, semble avoir vendu des secrets, obtenus sur l’oreiller, relatifs aux façons de prendre la ville. Des auteurs protestants ont colporté des rumeurs selon lesquelles l’escadron volant, femmes de la cour de Catherine de Médicis, aurait accompli des missions d’espionnages, mais les historiens l’ont démenti : les auteurs protestants auraient inventé de toute pièce ces allégations afin de nuire à Catherine de Médicis qu’ils détestaient et qui le leur rendait bien…

C’est le XXe siècle qui a permis l’émancipation des femmes dans de nombreux domaines et l’espionnage n’y a pas échappé. Mieux éduquées, mieux considérées, les femmes ont à leur tour pu jouer un rôle au service de leur patrie…ou à leur propre service d’ailleurs, les motivations de l’espionnage pouvant être l’argent, l’idéologie, le chantage ou l’ego.

L’affaire Dreyfus n’aurait peut-être pas débuté sans une femme, soi-disant illettrée, vidant les poubelles de l’ambassade d’Allemagne. Les guerres ont permis à certaines femmes de laisser leur nom dans l’histoire, on peut citer Louise de Brettigny (à laquelle un mémorial est consacré), Mata Hari (belle femme mais piètre espionne, agent double démasquée et jugée en grande pompe pour exalter des sentiments patriotiques), Joséphine Baker (dont les messages codés étaient abrités dans ses dessous ou cachés dans ses partitions), Virginia Hall (se rendant à pied en Espagne malgré son handicap à la jambe), Nancy Wake (dite la souris blanche et dont la tête fut mise à prix par les Allemands)… autant de femmes qui ont su démentir la réputation de bavardes écervelées.

De nos jours, où les femmes ont acquis le droit de maîtriser leur fécondité, de posséder un compte en banque, d’en disposer sans l’accord préalable de leur tuteur (père ou époux) et d’accéder à la plupart des métiers, il est bien naturel que l’espionnage n’échappe pas à cette féminisation. De fait, il y aurait 25 % de femmes parmi les 4700 agents de la DGSE, 46 % de femmes parmi les agents de la CIA, les 2/3 des espions ayant traqué Ben Laden auraient été des femmes, les agents du Mossad (Israël) seraient également des femmes pour un grand nombre d’entre eux. La société aspire à plus de parité et les services secrets n’y échappent pas. La femme jouant de son intelligence et de son charme pour arriver à ses fins, pourquoi pas ? Même si c’est James Bond qui gagne à la fin, elle pourra toujours se reconvertir dans le mannequinat à l’instar d’Anne Chapman…

Mesdames, les services secrets recrutent ! C’est sur cette incitation que s’est achevée la conférence de M. Genêt qui a été saluée par une salve d’applaudissements amplement mérités. Merci à lui.

Merci à C. Gripon pour nous avoir offert cette synthèse.

Les Polonaises et les Italiennes en France dans les années 20

VENDREDI 22 NOVEMBRE – 10h30 – 11h30  

SALON ÉMILIE DU CHÂTELET (E106)

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LES POLONAISES ET LES ITALIENNES EN FRANCE DANS LES ANNÉES 20
  • Indication programme : Histoire
  • Résumé : Les travailleuses étrangères venues en France dans le secteur agricole sont les forgotten women  des études historiques. Pourtant leur rôle, en particulier celui des Italiennes et des Polonaises fut loin d’être négligeable, notamment dans les années 1920/1930. Migration à fondement économique, elle est loin de revêtir un caractère homogène, tant sur le plan de la répartition géographique  de ces femmes dans l’Hexagone, que sur le plan démographique et sur celui des activités exercées. Un dénominateur commun cependant, au delà des trajectoires particulières  et de l’accueil  reçu : une stratégie de retour au pays  pour la grande majorité d’entre elles.
  • Publication en lien avec la conférence :

Hubscher

L’IMMIGRATION DANS LES CAMPAGNES FRANÇAISES, XIXe – XXe SIÈCLES, de Ronald Hubscher. Odile Jacob, 480 p., 2005, 31,90 euros.

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Site académique de l’Italien : http://italien.tice.ac-orleans-tours.fr/eva/spip.php?breve26&lang=fr

Aliénor d’Aquitaine (1124-1204) : deux fois reine

VENDREDI 22 NOVEMBRE – 9h30 – 10h30  

SALON ALIÉNOR D’AQUITAINE (B017)

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ALIÉNOR D'AQUITAINE (1124-1204) : DEUX FOIS REINE
  • Indication programme : Histoire
  • Résumé : à venir
  • Publication en lien avec la conférence :

Aurell

L’EMPIRE DES PLANTAGENÊT 1154-1224, de Martin Aurell. Perrin, 406 p., 2004, 9,00 euros.

Des femmes en résistance en région Centre pendant la 2nde Guerre mondiale

VENDREDI 22 NOVEMBRE – 9h30 – 10h30  

SALON MADAME DE POMPADOUR (F01)

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DES FEMMES EN RÉSISTANCE EN RÉGION CENTRE PENDANT LA 2NDE GUERRE MONDIALE
  • Indication programme : Histoire
  • Résumé : Dès 1937, des femmes manifestent contre les fascismes qui montent et la guerre qui se profile. Issues de milieux, âges, professions et nationalités diverses, elles se battent ; à l’égal des hommes, contre l’occupant. Passeurs, agents de liaison, de renseignements, radios, rédactrices de tracts et journaux clandestins…, elles relèvent les « boîtes à lettres », transmettent des documents clandestins, codent et décodent, participent aux parachutages et à la cache des armes…, organisent des maquis. Elles recueillent, au péril de leur vie, des aviateurs alliés abattus, des agents, des radios, des Juifs et autres proscrits recherchés. Elles vont payer un lourd tribut pour leur résistance car la Gestapo les traque à l’égal des hommes. Beaucoup périrent dans les camps.
  • Publication en lien avec la conférence :

ERIL - 5

RÉSISTANCES EN TOURAINE ET EN RÉGION CENTRE n°5, ÉRIL, 2010, 18,00 euros.

Un éternel féminin ? Levinas / Beauvoir

VENDREDI 22 NOVEMBRE – 9h30 – 10h30  

SALON ÉMILIE DU CHÂTELET (E106)

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UN ÉTERNEL FÉMININ : LEVINAS : BEAUVOIR
  • Indication programme : Philosophie
  • Résumé : Si, comme chacun sait, le sexe (donnée naturelle/biologique) n’est pas le genre (construction culturelle/sociale), peut-on encore, de nos jours, se référer avec sérieux à l’idée d’un « éternel féminin », ou même, tout simplement, penser quelque chose comme « le féminin » ? C’est pourtant la tentative d’Emmanuel Lévinas. Elle prend place à l’intérieur d’un courant philosophique, la phénoménologie, dont le style descriptif doit garantir l’objectivité et l’absence de présupposés. Mais est-ce le cas ? Peut-on vraiment poser l’idée de « féminin », certes distincte de l’idée de « femme » ou de « féminité », sans « ignorer les prétentions légitimes du féminisme » (Lévinas, Le Temps et l’Autre), voire les contredire ? Ou faut-il y voir, encore et toujours, sous couvert d’une « description qui se veut objective, (…) l’affirmation du privilège masculin» (Beauvoir, Le deuxième sexe) ?